Contribuer à l'émergence des territoires

Contexte de mise en oeuvre

Le Sénégal est un pays qui a une longue tradition de décentralisation. En  effet, c’est un processus engagé depuis plusieurs décennies et qui a aboutit aujourd’hui à une réforme nommée Acte III de la décentralisation. Cette nouvelle politique  consacre la communalisation intégrale à l’échelle du territoire. L’objectif du pouvoir central est de  promouvoir ainsi des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Face à cette nouvelle donne, la gestion des collectivités territoriales est devenue un véritable sacerdoce pour l’Etat mais surtout pour  les élus locaux.

L’Acte III de la décentralisation apparait comme la mise œuvre d’une véritable intelligence territoriale. Dans la formulation de cette réforme, il est mis en avant « une meilleure territorialisation des politiques publiques » et « un renforcement des responsabilités des acteurs locaux ». Cependant dans sa mise en œuvre des manquements sont notés à plusieurs niveaux et éprouvent les collectivités.

En effet, on remarque  d’une part que  les gouvernants ne disposent pas souvent d’outils adéquats pour assumer cette autonomie et d’autre part la participation des populations locales  est un grand problème auquel les collectivités sont confrontées. Le constat est que les gouvernés sont « étrangers » à leur propre collectivité. Cette absence de participation à l’action locale est liée très souvent au déficit de communication et d’information.

La responsabilisation accrue des acteurs locaux exigent la mise en place d’un système d’information local capable d’orienter de manière efficiente les interventions sur le territoire.

Dans un contexte de diversification des acteurs et des interventions, il serait légitime de poser la question de savoir si le risque  d’incohérence dans les différentes actions locales n’est pas trop élevé. Il semble évident que l’absence d’une politique d’information et de communication sur les territoires pourrait entraver l’atteinte des objectifs de l’acte III de la décentralisation. L’apport de l’information dans la construction de territoires viables est considérable. La gouvernance locale qui est une dimension à la fois essentielle et problématique de la décentralisation, gagnerait à mieux prendre en compte l’aspect information.

Il est évident que les questions liées à la gestion  des ressources qu’elles soient en eau, forestières, foncière, pastorales halieutiques, agricoles ou minières, du patrimoine bâti, de la fiscalité locale, constituent de véritables défis pour tous les acteurs au niveau local au central.

La construction d’une base de données sur ces aspects pourrait garantir le partage d’informations entre acteurs locaux et soutenir des actions concrètes de développement.

L’importante émergence des TIC au Sénégal ne permet toujours pas de résorber le fossé d’information entre gouvernants et gouvernés et cela malgré l’accès de plus en plus aisé aux outils technologiques tels que les Smartphones, et l’internet. Pourtant, ces outils auraient permis de renforcer la gouvernance par l’offre de services adéquats aux citoyens et l’accès à l’information grâce à l’intégration de la dimension sociale de leurs utilisations.

C’est à partir de ce constat que le corps des Volontaires de l’Information Territoriale est mis en place afin d’aider à créer et à diffuser des informations sur le territoire grâce à l’apport des TIC.

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